08/12/2006

Ségolène Royal : naissance et fin d’un mythe

Une fois n’est pas coutume, allons droit au but. Je ne vous ai jamais parlé du Benito Report et c’est un tort. Attention : il ne s’agit pas du dernier blockbuster à la mode outre-atlantique, et encore moins des confessions sur le divan de notre «bien aimé» pontife… Non, comme son nom ne l’indique pas, The Benito Report est un blog qui croque et décortique la vie politique française. Avec un regard, un ton et un style des plus acerbes qui me plaisent au moins tout autant que les désaccords de fond que j’ai avec ses différentes plumes. Parmi elles justement, un certain Cycéron chronique régulièrement, et en audio s’il vous plait, les turpitudes de notre chère cité.
 

Vidéo envoyée par BenitoReport sur wat.tv


Intitulée « Sacrée Ségo », la dernière en date et ci-dessus met l’accent sur la symbolique mise à pied d’œuvre par la Dame du Poitou pour ravir l’Elysée et le cœur de Français. La chose est indéniable mais, non tantum sed etiam, mérite discussion. En voici le fruit qui, après ma tentative de déconstruction de la royale démagogie il y a 6 mois, décrypte la naissance d’un petit mythe en même temps qu’il en annonce la fin tragique.

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29/11/2006

Who's that girl ?

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medium_3w05012007.gifJe vous vois venir avec vos apparats cousus de fil blanc... Beaux comme des camions mais gros comme une maison. Mieux, j'entends déjà vos gros sabots faire gna-gna-ni gna-gna-na en loocedé : "Pff, facile, racculeur et tellement téléphoné". Mais au risque de vous décevoir et de vous étouffer de travers, vous faites fausse route. Non, je n'ai pas cédé à la tentation d'égrener des mots clés ronds comme des ballons, plein comme des nichons. Non, je ne souhaite pas attirer davantage de libidineux que ceux qui font déjà flores ici (cf Souviens toi l'été dernier). Non, enfin, je n'ai pas touché d'un iota la ligne éditoriale de l'endroit. Mais alors, de quoi s'agit-il ? Que signifie cet inventaire à la pervers ? Quid, urbi et orbi, in nominem stupre et cul-cul santi ?

J'arrive ! Je vais, je viens, je vais et je viens.

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18/11/2006

Souviens toi, l’été dernier

C’était au début du mois de juin, le 3 pour être précis. Sous le titre « Ségolène ou la royale démagogie », je m’en prenais au discours populiste et droitier de celle qui, à l’époque, était encore candidate à l’investiture PS. En cause ? La première d’une longue série de communications hasardeuses, hors-programme et surtout totalement ineptes de Mme Royal, aujourd’hui officiellement investie pour la course à l’Elysée. En l’occurrence et augurant de ses scories calamiteuses sur la carte scolaire, le nucléaire iranien, les « 35 heures au collège » (sic) ou l’entrée de la Turquie dans l’UE,… l’encadrement militaire des gamins en difficulté. Le tout, décrypté, commenté, critiqué, discuté et/ou soutenu au gré de nombreux échanges et commentaires avec l’auteur d’Impertinences, un blog trouvé par hasard, et avec les visiteurs de ce blog.

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29/07/2006

Le Best off estival de 6Mic Le Blog

Voila, c’est fait : les vacances sont là et particulièrement bienvenues. A cette occasion et parce que votre serviteur va se dorer la pilule au soleil, je vous propose une sorte de best off estival de ces derniers mois de blogging. Pour ne rien louper et parcourir à tête reposée ce qui est récemment sorti de la mienne.

Bonne lecture et bonnes vacances !

Photographie
Posées là, telles quelles, quelques images qui m'ont traversé l'esprit et le regard. Parce que "la photographie, c'est la vérité" (sic).

Visages et rues de la Havane
Profession pilote : Laurent Chartrain
Plages | J'irai pleurer sur vos tombes
Dictafone, carnets d'album | Buena Vista Minimal Club

Cinéma
Films, réalisateurs, mise en scène, montage... Tout n'est pas affaire de morale mais parfois et simplement de passion.

Superman 9/11 | Paris, je t'aime moi non plus
Bande(s) à part | Band of Gypsies
L'homme qui aimait les femmes
La république des crevards
JLG fait bande à part aux Inrocks


Politis
Parce que la vie de la cité nous intéresse tous, elle me captive au premier chef. Encore plus lorsqu'elle déborde des cénacles pour tutoyer l'inepte.

La "vie politique" de Catherine M.
Ségolène ou la Royale démagogie
Stygmates d'une xénophobie ordinaire
Days of being wild | Michael Moore pète la santé

Initials CPE
Souvenez-vous, c'était en mars dernier, il y a quelques mois à peine : le CPE agitait la France et 6Mic Le Blog.
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Médias & people
Quand le 4ème pouvoir vit à son tour ses propres guerres intestines...

Le beau Serge s'en est allé
Bal tragique au service public : 1 mort
Huster à la hussarde

07/07/2006

La vie « politique » de Catherine M.

medium_medicis_.jpgSi je vous dis « 15 euros TTC », vous me dites… Le titre du dernier Beigbeder ? Le panier de la ménagère sous seuil de pauvreté ? Le total des sommes noircies par Clearstream ? Non, vous n’y êtes pas du tout. Quinze euros toutes taxes comprises, c’est peu ou prou le prix du bonheur fixé par Catherine Médicis. Oui, vous avez bien lu : Catherine Médicis, sans particule ni huguenots. Un(e) homonyme Catherine version light en somme, qui paraphe la quatrième de couv’ de son pamphlet On efface tout et on recommence d’un péremptoire et publicitaire « Le droit au bonheur ne se décrète pas : il se prend ». 15 euros pour s’emparer du droit au bonheur, donc, et alimenter la case droit d’auteur de la déclaration de revenus de l’intéressé(e). Pourquoi pas.

Mais qui donc est cet(te) Catherine Médicis qui, d’un coup d’un seul, s’arroge l’exclusivité du droit à la félicité ? Quelle est donc cet(te) autre Catherine M, dont la vie sexuelle n’intéresse personne mais qui propose de « tout recommencer » ? Bien sûr, on goûte avec allant l’homonyme pseudonymie départicularisée tout autant que l’allusion au louvoiement multipartite et/ou multi-partenaires. Pour autant, l’interrogation demeure, qui agite les forums et autres blogs depuis plusieurs mois, plus de 20 000 pages googlisées tout de même. Et qui court encore, de temps à autres, les médias dits traditionnels. Forcément : on connaissait la régente et voici venir l’indigent(e). On glosait sur l’insolente, voila qu’arrive l’impertinente. Ou presque...

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03/06/2006

Ségolène ou la royale démagogie

Par hasard et comme souvent, je viens de tomber sur un blog qui a suscité intérêt et réaction. Impertinences, c'est son nom, évoque dans un post d'aujourd'hui les récentes issues de Ségolène Royal, candidate déclarée à la candidature PS à l'élection présidentielle. Fervent adepte des joutes rhétoriques et pour le moins interloqué par le post en question, je n'ai pas manqué de réagir et de commenter. Tout en proposant à l'auteur de poursuivre nos échanges ici même ou sur son blog impertinent.  

Petit débat entre amis...

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17/05/2006

Days of being wild





C’était en 1981, un soir de mai. J’avais tout juste 8 ans mais je dois dire que le souvenir est resté là, intact. Très présent quoique relativement insignifiant, à l’époque. Sans autre sens réel ou réellement vécu que celui de mots comme « victoire » ou « on a gagné »… On, qui ça on ?

Dix neuf heures : la nouvelle frémissait déjà dans les cercles familiaux, sonnant le glas d’une époque. En annonçant une autre, supposée plus épanouie, sûre et libre. Un peu partout autour de moi, une forme assez incongrue de joie naturelle s’était répandue. Collective et limite hystérique. Téléphonique.

Plus de vingt ans qu’on attendait ça alors…On, qui ça on ? Aucune idée...

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11/04/2006

758 mots pour 100 papiers

Le 29 mars dernier, le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, présentait en Conseil des ministres son deuxième projet de loi sur l'immigration. Après une première issue post-21 avril en 2003, le locataire de Beauveau s'empresse donc d'occuper le terrain migratoire à quelques mois de la prochaine échéance présidentielle. Soit deux sorties au sein d'une même législature, une première en France depuis la loi de 74...

Sur le plan médiatique, l'affichage est clair : "promouvoir une immigration choisie". Sur le plan électoral, la chose l'est tout autant : "séduire les électeurs du Front National". Evidemment, je cite les propos du N° 2 du gouvernement. Evidemment, se trame derrière ce raffut xénophobe aux allents vichyssois un destin et des velleités que j'espère limitées au seul département des Hauts de Seine (et encore, les pauvres). Mais pire encore : un durcissement intolérable de situations déjà difficiles. 

Cette actualité m'a ramené à un "brulot" que j'ai écrit en 2001. Rétrospectivement, j'aime beaucoup cette phrase, vers la fin : "Qu’on arrête donc, de véhiculer cette ineptie selon laquelle ces pauvres gens sont des 'sans-papiers'. Qu’on dise plutôt qu’ils sont les enjeux de slogans de campagnes électorales et de gouvernements clientélistes." Marrant car je l'avais complètement oubliée. Sachant ce que l'on sait aujourd'hui, je m'accorde un satisfecit pro domo. Une fois n'est pas coutume !

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Voici donc 758 mots pour 100 papiers.

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30/03/2006

Je vous ai compris !

Embourbé dans une fin de règne plus proche de l'éclispe que du Zénith, perclu jusqu'ici dans son nid d'aigle élyséen, Jacques Chirac prendra finalement tribune télévisuelle ce vendredi 31 mars. Pour camper sa position d'ex-président(iable) face à la grogne rugissante du pays, d'une part. Lequel ne veut pas - et le clame haut et fort - de l'ineptie contractuelle de son dauphin de Villepin, j'ai nommé le CPE. Pour arbitrer, d'autre part, surtout et par delà la mélée, les démélés vélléitaires des deux candidats à sa succession en 2007. Objectif : sauver l'un, le tétu dauphin, sans renoncer ni perdre l'autre, le CPE tout autant que la face. Tout en mettant à mal le roquet de la place Beauveau, naturellement.

Une tribune télévisuelle - dont le président, peu coutumier, n'est pas friand - programmée de longue date au lendemain de l'absence prévue de censure du Conseil Consitutionnel. Le jour même où il aura sans doute promu la "Loi pour l'inégalité des chances"... euh, "Loi pour l'égalité des chances" (décidémment, les lapsus sont à la fête en ce moment). Un double passage en force donc, après le 49.3 et l'autisme névrotique de son gouvernement. Le grand corrézien a beau promettre un "Grenelle social", un "grand soir de la négociation", personne n'est dupe. Ni de la manoeuvre ni de l'allusion à l'héritage duquel se réclame le Président de la République.

La manoeuvre ne trompe personne. L'héritage lui, tout aussi pompidolien que gaullien, tombe à plat pour celui qui n'a jamais réussi à l'incarner, à l'atteindre, à le représenter ne serait-ce qu'une seconde. Héritage donc, et allusion sans nuance à 68. Mais c'est une grossière erreur de casting : ni la même époque, ni les mêmes gens et encore moins les mêmes raisins de la colère. Pourtant, il y a fort à parier que le Président nous la (re)joue, d'un air grave et empreinté, façon 4 juin 1958. Sur le mode "Je vous ai compris"... "mais je n'en ai rien à foutre et je vous encule", cette dernière phrase étant la nouveauté 2006, summum de 9 ans passés à la tête de l'exécutif.

Vive la France... et vive la République.

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Voir aussi
Ministre au bord de la crise de nerfs
Précarité bien ordonnée commence par soi même

28/03/2006

Ministre au bord de la crise de nerfs

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