07/05/2006

[Hirsute] publie "Mon usine" & "Baise de rue"





Après plusieurs semaines d'une écriture on-line et à plusieurs mains, mes amis du collectif Hirsute publient deux de leurs productions au format papier : "Mon usine" et "Baise de rue". L'initiative, déjà et comme souvent avec Hirsute, est intéressante et renouvelle sérieusement le genre. De l'écriture collective, d'une part. De l'écriture énervée et surtout bien vue d'autre part. D'une certaine forme de blog littéraire, enfin.

Mieux, la chose prend ici toute la cohérence qu'une publication au format blog ne permet pas. Et la suprise, si ça n'en est pas tout à fait une pour tous, est néanmoins de taille. Soyons franc, je n'ai pas encore achevé "Baise de rue". Mais "Mon usine", lue dans le décor adéquat et ad hoc des trains de banlieue, m'a tout bonnement saisi. Parce que l'objet est rare, d'abord. Par ses défauts comme ses qualités.

Les premiers : une présence trop importante, à mon goût, laissée aux souvenirs d'une tech Hcore façon 90's. Une présence tout aussi (sur)importante d'un cul davantage posé là que donné ou vécu. Et des personnages qui manquent d'épaisseur, au détriment d'un narrateur omni-potent ET impotent. Pour autant, ce que je qualifie ici de défauts s'avancent davantage comme les aléas d'un décor et d'une ambiance plantés là et bien plantés. Dans tous les sens du terme.

Une ambiance glauque, à mi chemin d'un consumérisme exacerbé et d'une mood plus industrielle que love. Pas tant dans les alentours que dans les têtes. Celle du narrateur, encore et surtout, sorte d'eraserhead shooté à BE Ellis sur fond de déprime soleil vert ou zombies 1er. Défauts, décor et ambiance qui accueillent - venons en aux qualités indéniables de la nouvelle - une narration captivante.

Et quelques fulgurances, surtout dans le milieu, avec d'authentiques trouvailles. Tant sur le rythme ou la collision des mots que sur de pures belles phrases qui disent tout un monde en seulement quelques mots. Rares sont ceux qui parviennent à cristalliser un truc de façon si intense. Et rien que pour ça, j'ai passé un très bon moment. Avec de sérieuses émotions qui surgissent par bribes jaillissantes avant de repartir aussi sec. Asséché le narrateur, asséché le lecteur, tourneboulé, emporté.

Un paragraphe, notamment, en dit long quoique pas assez : "Tu me manques, tu me manques. J'ai arrêté de vivre, j'ai buté les connards j'ai perdu la gueule en courant j'en dis n'importe quoi j'aime pas me souvenir de nos bonheurs merde!"

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"Mon usine" & "Baise de rue"
Hirsute

20/03/2006

[Hirsute] Il n'est jamais trop tard...

Pour bien faire et donner vie à cette tribune "Hirsute" ici même. Voila qui est donc fait, avec un peu de retard. Mon cher Andy, la voie est libre !

6Mic_d0t_com - Le blog

[Hirsute] Générer du texte ici

Il est important de générer du texte ici. Je suis Andy Verol 2. Je suis beau. Musclé. Je harangue les foules. J'intensifie la lutte finale. Mes yeux clairs matent l'horizon ensoleillé. C'est bon. Humm.

Ecrit par : Andy Verol (LE véritable) | 14/03/2006

[Hirsute] J'nique le style

J'nique le style. J'm'enterre sans talent dans l'filament baveux d'la littérature. J'resterai des tonnes de papiers noircis crevés dans la poussière et la boue d'un univers post-guerre. Je jouis sans cesse sur moi d'être si maitre de mes choix créatifs. Sérieux.
Cracccc!

Ecrit par : Andy Verol (LE véritable) | 13/03/2006

[Hirsute] La claque

Moi j'aime les quadra qui chantent : CNT, on veut pas travailler. En plus mon chat a bouffé mon casque special "j'me vénère devant mon site".

Mais c'est la mort ce blog de merde Hirsute. Un faux collectif. Des faux gens. Du travail de merde. Je n'écris plus que de la daube parce que j'ai la rage. Je vais péter du CRS avec les étudiants. On va l'revoir l'vieux!

Ecrit par : Andy Verol (LE véritable) | 13/03/2006

13/03/2006

[Hirsute] Dernière heure d'existence d'Hirsute

Je ferme le site à minuit.

Andy Verol.
http://hirsute.hautetfort.com

[Hirsute] Parole de Verol

Mon ami Andy Verol, prolixe et vociférant créateur d'Hirsute, se devait d'avoir une tribune ici même. Pas toujours les mêmes indignations ni forcément les mêmes envies. Mais souvent, une communauté d'esprit, parfois mauvais d'ailleurs, et de coeur.

La tribune est donc ouverte, ici et maintenant. A toi Andy !