10/11/2006

Second life : la grande illusion

« Notre siècle n’est ni spirituel ni religieux ni mystique. Il est communicant et névrosé, poreux aux mythologies et àmedium_second_petit.gif l’inconscient collectifs. Forcément spectaculaire et donc marchand… ». Le mois dernier, je tentais d’évoquer la façon dont les marques ont repris le mythe d’un monde meilleur et façonné la promesse d’un bonheur instantané pour nous vendre leur pure soupe marchande. Aujourd’hui et pour illustrer le propos, je vais m’attarder sur un exemple emblématique de ce glissement progressif vers le chéquier : Second Life. Prononcez et répétez après moi : ceu gonde lailleufeu. Soyez attentifs car tout le monde n’a plus que ces deux mots-là à la bouche.

Tout le monde, vraiment ? Non, pas tout a fait. Pourtant, cet énième avatar du « Web 2.0 » est déjà un phénomène : la blogosphère y a consacré près de 3.5 millions de billets et le web dit « traditionnel », médias y compris, plus de 500 millions de pages dans le monde. Surtout, la chose a déjà attiré plus d’1.3 millions d’internautes en 3 ans et le chiffre ne cesse de grandir. Après iou tiube, maille cpèceuh, les air hécesse, beuloges et autres pots de caste, voici donc un nouveau venu dans le monde merveilleux du ouaibe… Mais qu’en est-il vraiment ? De quoi s’agit-il ?

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19/10/2006

Le monde de demain

Les religions nous promettaient déjà une vie après la mort. Une vie forcément plus heureuse, plus libre et plus riche que notre bonne vieille vie de terriens. Une vie dont l’horizon annoncé devait, à coup sur et à coup d’axiomes théologiques, amenuiser nos capacités de résistance à l’oppression sociale et symbolique. Une vie dont la promesse incertaine, mais soigneusement assénée durant des siècles, a posé les fondements de nos sociétés médiévales, monarchiques et capitalistiques. Progrès de la science, perte des repères ou tout simplement victoire de l’individualisme comme paradigme et creuset dissolvant de nos sociétés libérales, la promesse commence sérieusement à faire long feu. Une faillite que d’aucuns tentent depuis quelques années de sauver à des fins terroristes, mafieuses ou politiques, c’est idem… Mais qui demeure un échec.

Car ce qui nous intéresse et nous motive aujourd’hui, ce n’est plus l’éventualité d’un bonheur ultime, invérifié et par définition invérifiable. Non, c’est bien le présent, l’immédiat et l’instantané, promptement sommés de nous rassurer et de nous divertir au quotidien.

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01/07/2006

Le beau Serge s’en est allé

C’était le 30 juin dernier. Serge July signait sa dernière tribune dans le quotidien qu’il a cofondé avec Jean-Paul Sartre en 1973. Sous le titre « Pourquoi je quitte Libération », l’homme Serge, étalé de toute sa hauteur en une du quotidien, délivrait en filigrane son amertume et ses regrets de laisser un navire qu’il a dirigé pendant 33 ans, mon âge aujourd’hui. Sous ce même titre, feu le patron de presse July présentait sa sortie comme condition de la survie du journal, de son journal. Et d’expliquer, à défaut de motiver, les raisons de ce départ, soit un « désaccord de fond » avec Edouard de Rothschild, actionnaire de référence, sur la recapitalisation de Libé.

Et l’homme tout autant que le patron de presse d’évoquer la crise que traverse la presse généraliste, la « révolution numérique », les économies et restructurations réalisées… Avant d’exposer sa vision d’une sortie de crise : de nouveaux investissements pour de nouveaux projets bénéficiaires (rachats, développement de magazines et web-radios, déclinaison du support papier, …), l’ouverture à de nouveaux partenaires industriels, etc. Vision et sortie de crise réfutées par le vrai taulier des lieux : Edouard de Rothschild, qui a gentiment abattu ses cartes et July par la même occasion...

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10/06/2006

Les aléas du média planning...








... Ou comment certains média planneurs, non contents de se réclamer du côté obscur et sombre de l'inepte, font en plus leur boulot avec les pieds (sic). Ca ne s'invente pas et c'est en rotation sur les portails grand public. 

01/06/2006

La révolution Orange





Pour relayer son rebranding version Orange, France Télécom diffuse un spot corporate sublime. Signé d'un simple et efficace "Open", le film fait écho à la campagne lancée par le groupe en presse écrite et fera sans doute oublier le récent et calamiteux "Super, Wanadoo et MaLigneTV deviennent Orange". Il annonce également un grand ramdam estival pour la communication insitutionnelle et produits de la marque. A suivre...

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Open, le site de la campagne Orange