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30/12/2006

Portobello

29/12/2006

A Camden...

Dans la peau de...

28/12/2006

Neal Yard

 

Jongleur à Covent Garden

Les dormeurs

15/12/2006

L’hôpital et la charité

medium_shoppings.jpgQuand le premier se moque publiquement de la seconde, le résultat est souvent décevant. Au mieux, c’est un dédouanage en règle. Au pire, c’est un dédouanage en règle… proféré face caméra par un « fils de » venu nous dire tout le bien qu’il pense de son auguste père. Eh oui, cracher dans la soupe avec allant, gourmandise et finesse est une figure acrobatique qui n’est pas donnée à tout le monde. La plupart s’en mordent les doigts mais d’autres, plus malins, s’en sortent beaucoup mieux. Parfois même avec du style.

La preuve avec cet « Itinéraire d’un enfant branché », servi et mis en musique par The Shoppings, le duo branchouille du moment. Lancé sur MySpace à grand renfort de « B(o)uzz marketing »™, le morceau est une chronique plutôt marrante d’une certaine hype microcosmique et parisienne. Les paroles sont au 25ème degré mais pas tant que ça, et la musique, un beat tout simple mais bien vu, a le mérite de planter le décor. Au programme : entrer « sans invite » au Paris-Paris, dire bonjour à Johana et prendre place à l’open bar. On s’y croirait…

Mais le plus drôle, ou le plus dramatique c’est selon, c’est que les deux comparses aux manettes de ce tube en devenir affichent la panoplie complète qui sied à ce genre d’endroit. Du carnet d’adresses au total look nonchalent qui va bien, en passant par l’attitude et/ou le job de rigueur. Mais bon, pourquoi pas après tout. D’autant que Bret Easton Ellis n’est pas très loin et que c’est (aussi) ce qui rend le propos intéressant. D’ailleurs, il faut absolument que j’en parle à Ursula, la serveuse du bar à eaux de chez Colette…

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En écoute
Itinéraire d'un enfant branché (extrait)

En savoir plus
The Shoppings

13/12/2006

Sourire

11/12/2006

L'amour en fuite



Claude Jade, égérie de François Truffaut et Madame Antoine Doinel dans trois de ses films, s’est éteinte le vendredi 1er décembre. Hommage.

09/12/2006

Du chômage, de la colère et des CRS

A sa manière, mon ami Andy Vérol est un tueur. De mots et de maux qu’il balaie d’un simple regard, qu’il scrute et scripte en bourreau averti. Avec lui, pertinence rime avec violence, insolence avec véhémence. Parfois dans un brouhaha informe, souvent dans un à propos étonnant. C’est d’autant plus vrai quand il s’attache à toiser ce qui lui tient à cœur et à cris. Dernier exemple en date : sa chronique de la fermeture des usines Thomé-Génot, dans les Ardennes. Extrait. 

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Les territoires socialement ravagés de mon enfance
La fermeture des usines Thomé-Génot à Nouzonville, dans les Ardennes, est l’illustration parfaite de l’escroquerie intellectuelle, sociale et économique qu’est le capitalisme moderne (Mettez-y du libéralisme si vous voulez, peu importe, c’est exactement la même chose).

Avez-vous entendu parler des Ardennes ?
Oui sans doute, ses forêts, Rimbaud et les braconniers. Mais les Ardennes -ce coin totalement oublié et naufragé qui se dresse en pic au nord de la carte de France- ne sont jamais traitées que pour l’asphyxie économique subie. Les corps d’ouvriers de toutes origines crèvent la dalle. Il ne reste rien.

Une misère infâme...
L’Etat, en réponse à la fermeture et à la colère des ouvriers frappés par l’abandon économique, envoie ses CRS, tabasse ses citoyens de « seconde zone » et distribue quelques pièces par pitié... L’Etat français, la France, l’Europe qui établissent les limites de la lutte. Le désarroi et le dégoût qui broient nombre de travailleurs lynchés par des patrons bornés traduisent l’incapacité des masses actuelles à comprendre que la mort douce/violente est au bout de ces destins.

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"Du chômage, de la colère et des CRS" | Andy Vérol sur E-torpedo.net - Novembre 2006

Voir aussi
Andy Vérol et Hirsute

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