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27/07/2006

Paris, je t’aime moi non plus

medium_portman.jpgIl y a des films qui, à peine vus, s’oublient aussitôt. Et meurent en mémoire faute d’avoir laissé un souvenir autre que périssable. Paris, je t’aime, film collectif présenté à Cannes en mai dernier, est de ceux-là. De ces films ni tout à fait désagréables ni complètement mauvais mais qui glissent sans laisser d’empreintes. Dommage tout de même, pour un spectacle de presque deux heures et à 8 euros la place !  Dommage car la chose, a priori et sur le papier cannois, avait de quoi séduire.

Avec du beau monde à l’affiche, au balcon comme en cuisine : Assayas, les frères Cohen, Podalydes, Gus Van Sant, Wes Craven et j’en passe côté Cour, Ardant, Binoche, Portman, Rowlands, Defoe, Buscemi, Gazzara et que sais-je encore côté Jardin. Du beau monde derrière et devant la caméra, donc. Mais au final, une décevante succession de cartes postales sans intérêt pour la plupart, quelconques pour les autres, sans queue ni tête dans leur accumulation. Alors, complètement foiré le pari des trois initiateurs de ce Paris, je t’aime ?


Oui, sans aucune hésitation. D’abord, parce que le film ne dépasse pour ainsi dire jamais le stade du poncif filmique. Mais rivalise d’ardeur velléitaire et bourgeoise avec le bêtisier des films de fin d’études de la Fémis. Parce qu’il fait l’impasse, ensuite, sur bon nombre de quartiers que j’aurais voulu retrouver croqués : Belleville, Ménilmontant, Montorgueil, le « vrai » onzième, etc. Parce qu’il utilise, enfin, les wild-guest-star-cards comme acte fondateur et creux sans se soucier une seconde d’absconses notions comme le scénario, la mise en scène, le jeu d’acteurs, etc. C’est dire !

Pourtant, deux ou trois choses qu’on sait de ce film auraient pu le sauver. Trois femmes à dire le vrai : Catalina Sandino Moreno, interprète impeccable du laconique mais glauquissime et très efficace « Loin du 16ème », Juliette Binoche et Nathalie Portman dans les respectifs « Place des victoires » et « Faubourg Saint-Denis ». Ces deux là, justement, que près de 20 ans séparent, sont réunies ici dans un même allant plutôt émouvant. Soit une formidable capacité à faire affleurer mille émotions sur leur doux visage.

Si rien n’étonne en cela chez Binoche, le talent est en revanche plus surprenant venant de sa juvénile cadette. Qui, après Garden State, continue de prendre une épaisseur toute aussi légère qu’impressionnante. Signé Tom Tykwer, le film qui l’accueille, « Faubourg Saint-Denis », est d’ailleurs et sans doute le plus réussi de tous. Inventif, simple et touchant tant sur le plan visuel que sur ce qui se passe dans le cadre, c’est le seul qui, à mon sens, mérite autre chose que l’oubli. La preuve, je m’en souviens encore…

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Paris, je t'aime (Site officiel)

Commentaires

je suis pas d'accord j'ai trouvé ça génial des scénarios originaux qui font réfléchir ou qui se laisent regarder comme un poème qui se lit tout seul voilà ce film est un petit bijou qui nous amène à laisser couler notre émoi MAGNIFIQUE Toutes ces histoires sont mignonnes drôles tristes mais elles sont VRAIES.

Ecrit par : gfmifruyf | 01/02/2007

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