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07/07/2006

La vie « politique » de Catherine M.

medium_medicis_.jpgSi je vous dis « 15 euros TTC », vous me dites… Le titre du dernier Beigbeder ? Le panier de la ménagère sous seuil de pauvreté ? Le total des sommes noircies par Clearstream ? Non, vous n’y êtes pas du tout. Quinze euros toutes taxes comprises, c’est peu ou prou le prix du bonheur fixé par Catherine Médicis. Oui, vous avez bien lu : Catherine Médicis, sans particule ni huguenots. Un(e) homonyme Catherine version light en somme, qui paraphe la quatrième de couv’ de son pamphlet On efface tout et on recommence d’un péremptoire et publicitaire « Le droit au bonheur ne se décrète pas : il se prend ». 15 euros pour s’emparer du droit au bonheur, donc, et alimenter la case droit d’auteur de la déclaration de revenus de l’intéressé(e). Pourquoi pas.

Mais qui donc est cet(te) Catherine Médicis qui, d’un coup d’un seul, s’arroge l’exclusivité du droit à la félicité ? Quelle est donc cet(te) autre Catherine M, dont la vie sexuelle n’intéresse personne mais qui propose de « tout recommencer » ? Bien sûr, on goûte avec allant l’homonyme pseudonymie départicularisée tout autant que l’allusion au louvoiement multipartite et/ou multi-partenaires. Pour autant, l’interrogation demeure, qui agite les forums et autres blogs depuis plusieurs mois, plus de 20 000 pages googlisées tout de même. Et qui court encore, de temps à autres, les médias dits traditionnels. Forcément : on connaissait la régente et voici venir l’indigent(e). On glosait sur l’insolente, voila qu’arrive l’impertinente. Ou presque...


L’affaire remonte au 16 octobre dernier : campé(e) derrière un auguste Mouvement des copropriétaires de la République, une certaine Catherine Médicis officialise sa candidature à l’élection présidentielle de 2007. Quatre jours plus tôt, la même lançait son site Internet, 3w.5janvier2007.net, signé d’un modeste et laconique « J’arrive ! ». Depuis, la chose vivote et peine à aligner sens et contenus pour se résumer, tout comme cette candidature, à une simple opération de marketing éditorial. Car si le site comme son auteur(e) brillent par l’indigence de programme et/ou de propositions – et c’est un sérieux problème pour un(e) candidat(e) à l’Elysée - l’un et l’autre ont néanmoins atteint l’un de leurs objectifs : créer un buzz et profiter d’un plan média gratis pour doper les ventes du bouquin effaceur.

La recette ? Plutôt habituelle dans le monde de l’édition, plus rare dans celui de la politique : l’anonymat. Car figurez-vous que ladite Catherine avance masqué(e). Huit mois après l’annonce officielle de la candidature et deux après la parution de l’ouvrage auto-nettoyant, on ne sait toujours pas, ou on feint de ne pas savoir, qui se cache derrière ce(tte) briguant(e) à la plus haute fonction de l’Etat. Catherine a le sens du spectacle et de la communication, c’est certain. Un sens aigu qui tutoie même l’histoire pour les Nuls puisque notre chèr(e) copropriétaire de la République lèvera le voile, que dis-je, la burka, le masque de fer, le nez rouge (…) sur son identité le 5 janvier 2007, soit 418 ans jour pour jour après la mort de Catherine de M, l’autre et reine.

A un an de l’échéance finale et encore trop loin de la date annoncée de la révélation, difficile de juger si l’opération de marketing est un succès. Paru en avril, l’ouvrage ne figure toujours pas parmi les 50 meilleures ventes d’essais et s’aligne loin derrière les opus de ses homologues politiques (DSK), pamphlétaires (Joffrin, Giesbert, Robert…) ou catastrophistes (de Closets, …). Le premier, originalement intitulé « J’arrive », a été tiré à 10 000 exemplaires dont on ne sait s’ils ont été vendus ou recyclés en papier pour fesses. Résultat : pas évident de conclure au succès ou à l’échec de cette candidature spectacle sur les ventes. L’opération de camouflage semble quant à elle franchement plus mitigée.

Confortés par la personnalité du porte-parole déclaré des copropriétaires de Marianne, le buste en mairie et non le journal, des bruits insistants circulent, dans les milieux autorisés et de sources proches du dossier… sur l’identité de notre Catherine M. Qui, supposé suspense préservé jusqu’à la fin de ce billet, ne serait autre qu’André Bercoff. Journaliste et porte-voix du mouvement ad hoc, Bercoff est un habitué de la plume à faux nom, déjà commis D’une lâcheté française sous le joli pseudo de Caton, et auteur d’une dizaine d’ouvrages. Vue d’ici, l’hypothèse est tout à fait probable. Surtout, et si elle se confirme, elle pose un dernier jalon spectaculaire à la démarche, clou du clou et bouquet final parmi les artifices : Catherine Médicis serait donc un homme, soit le premier candidat travesti, du moins pour un temps, à l’élection présidentielle.

J’utilise le conditionnel par excès de prudence car une récente interview de Catherine sur RMC, la voix à peine trafiquée, ne laisse planer aucun doute sur ce point. Catherine est burné(e), hormoné(e) et viril(e) comme un Turque. Ou un Libanais, en l’occurrence, Bercoff étant natif de Beyrouth. Je peux donc, à partir d’ici, cesser de mettre en parenthèse le (e) de fin de mot qui caractérise la féminité supposée de Catherine. Qui chante certainement sous la douche, comme d’aucuns, « je suis un homme, je suis un homme, quoi de plus naturel en somme »… Homme ou pas, naturel en somme ou en division, il y a tout de même un sérieux hiatus dans ce capharnaüm médiatico-politico-germanopratin.

Un hiatus et plus : un signe grave d’une forme de déréliction de la chose publique. De la vie de la cité et de la façon dont d’aucuns, somme toute de plus en plus nombreux parmi tous les rangs candidateux, la considèrent et/ou l’utilisent à leurs seules fins. Et enrobent le tout d’une sérieuse dose de démagogie, de populisme et d’atours hérités du marketing, de la communication et du cirque. Ce n’est pas tout à fait nouveau mais c’est de moins en moins ténu. En l’occurrence, on atteint avec Catherine un début de paroxysme qui ne se cache qu’à peine. En disant cela, je prends d’énormes distances avec ce courrant décliniste qui, avec Baverez et consorts, siège en milieux de soirées télévisuelles et occupe l’esprit de cénacles parisiens.

Je prends d’égales distances avec ce Catherin qui dit, en exergue de son livre : « Les français sont inquiets ». Et singe-imite-emprunte par la même occasion le Roger Giquel de 1976 qui prononçait, d’un air grave et limite terrorisant : « La France à peur ». Je prends encore plus de distances avec ce monsieur lorsqu’il prétexte des « dézinguages généralisés » pour se réfugier derrière un anonymat potache présenté comme une « arme de survie ». Idem lorsqu’il tire sur tout ce qui bouge, empruntant ici et là aux plus populistes, tentant de s’ériger au dessus de tous comme le confère la légende à Catherine de Médicis.

Mais le pire, sans doute, et le non moins paradoxal, reste de supposément prétendre à la représentation du peuple en avançant masqué, dans tous les sens du terme. De réclamer la copropriété de la République en se cachant de la plèbe pour ne s’exposer que dans les cercles choisis. De vouloir, ou de le feindre, être choisi et élu en agissant comme, au pire, un repris de justice, au mieux un corbeau. Et tout ça pour quoi ? Pour doper les ventes d’un pseudo-brulôt ? Pour être regardé comme celui qui « a osé » ? Pour faire son « coup » et entrer à l’académie des neuf ?

Si c’est là votre définition de la République monsieur Médicis, je vous invite à la quitter sine die pour en rejoindre le ban. Merci.

Commentaires

Scuse. Mais c'est moi MLédicis et je suis une putain (Pas de la République, mais du Royaume de France/La Salope).

Bref. TU t'énerves beaucoup sur une affaire qui d'aucuns considéreront comme totalement anecdotique, tout au plus la confirmation de l'existance d'un processus très rapide de l'Art du Dénoncé.

Mais en fait, là cette affaire, effectivement révèle la lâcheté des élites progressistes françaises. Leur lâcheté à révéler qu'elles ne sont que des frocs vides hautaines, et odieuses avec ceux qui les préviennent de la chute du Tout-Réforme.
Bercoff est un ramasse-merde, un sophiste puant, un gesticuleur mimant le propos burné quant il ne s'agit, en fait, que d'un uppercut raté.

La lâcheté que Villepin a balancé à la gueule d'Hollande, et il avait raison pour la première et dernière fois. La lâcheté parce qu'ils sont incapables de souffrir et s'offrir pour leurs "idées", parce qu'ils n'avouent pas l'échec d'une politique réformiste... Etpuis
Et puis il y a tous ces connards qui ramassent tout ça pour s'en faire des bouquets de gloire et d'euros. Les Bercoffs et autres partisans d'une révolution dans la soie.

Catherine Médicis ou Stéphanie Monaco, tout n'est, finalement que le sens de l'Histoire, notre Histoire.

Ecrit par : Andy Verol | 11/07/2006

et vérol
stop, basta, je comprends
mais mets toi face
aussi
à l'énorme tas d'immond_hisse toi
qui se trouve dans les bas fond
tu lui fais la "moral"
à 6
mais ne dépoyes tu pas
ta queue de paon
quand tu sens
que tu vas
te la faire
"belle"
que tu fais
la roue
comme tous
parce que
la mort
subite
te prend
la toi
et te fais
pour une odeur
fétide
bander
comme un
pauvre molusque
que tu es
tu dénigres
tout
mais tu fait le beau
dés qu'un texte
de toi
sorti de ton trou du cul
happe_arrêt
alors???????
fait pas de
leçon
pleace
regarde
dans une glace
et les fissures
de ton anus
ne sont pas si différentes
de tous
et avec tout
mon amour
je t'en fais une belle
qui te fera hurler
de plaisir
lorsque tu chiras
après ta clop et
ton café
marché équitable
demain atteint
la vraie vernime, verol,
en toi
change rien.
with love
nobody is perfect LOL

Ecrit par : fole lol | 11/07/2006

billet parfait !
oui, c'est bien lui, Catherine M.

Ecrit par : Nico | 13/07/2006

Euh... Catherine Médicis, ça pourrait pas être... Emmanuelle Béart ?

Ecrit par : uglyvan | 25/10/2006

@ uglywan : je ne suis pas sur de saisir le rapport.

Ecrit par : 6mic | 26/10/2006

d'après mes sources, MA p'tite Béart est née le 5 janvier '63... ;-)

Ecrit par : uglyvan | 11/11/2006

Emmanuelle Béart, c'est Nip Tuck ;)

Ecrit par : 6mic | 12/11/2006

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