« Bienvenue dans le Vide.com ! | Page d'accueil | L'homme qui aimait les femmes »

30/05/2006

JLG fait bande à part aux Inrocks

Une fois n’est pas coutume, saluons l’initiative des Inrocks qui éditent un hors série tout aussi fourni qu’opportuniste sur Jean-Luc Godard. Si la couve est d'un goût douteux et la mise en page d'un intérêt en filigrane, malgré de belles images, le contenu s'avère quant à lui plus avenant. A commencer par un sous-titre qui pose d’emblée l’angle tout autant qu’une vérité 24 fois par seconde: « comment JLG a révolutionné le cinéma ». Fan inconditionnel du petit suisse, ce n’est pas moi qui vais contredire ce constat qu’on a parfois tendance à oublier, comme le souligne Patrice Bouin dans son article introductif.

Constat qui devrait s’imposer à tout lauréat de la FEMIS comme human behaviour de la chose filmique...


A tout arpenteur de salons qui vilipende les « films d’auteur », à tout critique qui regrette encore et toujours de n’avoir jamais vu une Beaulieu. Voire à tout réal. qui souhaite un jour gravir les marches du Palais des Festivals avec un tant soi peu de dignité. De fait, JLG a proprement révolutionné une certaine tendance du cinéma français et mondial : tournages en extérieur et à l’épaule, étonnante liberté de ton, de montage et de citations, regards caméras, rôles à contre-emploi, place de la musique, de la littérature, de la peinture et du cinéma dans ses films…

La liste est longue et nourrit depuis presque un demi-siècle une foultitude de metteurs en scène talentueux. Du beau monde et une liste qui semblent pourtant avoir échappés aux Inrocks. Les 98 pages du hors série sont intéressantes, surtout pour qui ne connaît pas ou peu Godard, mais manquent cruellement de cinéma. Je m’attendais à l’analyse des trouvailles de Fierrot le Pou aka Hans Lucas alias JLG. A leur mise en perspective au regard du langage audio-visuel d’aujourd’hui. Des clips aux films de télé en passant par la pub.  « Tu aimes mes cuisses ? Tu aimes mes fesses ? Tu préfères mes seins ou la pointe de mes seins ?". Ca ne vous rappelle rien ?

Pas ou peu de cinéma donc, dans ce spécial Godard. Dommage et re-dommage ! Encore moins traces des traces et de l’influence que le génial réal. a laissé dans l’image animée contemporaine. Pas plus que du vraiment nouveau, l’essentiel étant constitué d’interviews réchauffées (mais rassemblées ici) du roi Lear. Mais alors, contenu avenant ou pas ? Propos intéressant ou bien ? Oui, quand même. Et ce HS vaut la peine de figurer dans vos bibliothèques. Ne serait-ce que pour la filmo complète et détaillée, le récit du tournage d’A bout de Souffle…et surtout ces 6 pages formidablement écrites et légendées par Anna Karina. L’amour contre le cynisme, l’humanité contre la crevardise.

Commentaires

J'ai une Beaulieu. Je ne la regarde jamais.
J'ai un caméscope Dv. Je ne m'en sers jamais.
J'ai une télé. J'y mate le foot et jamais rien d'autre.
J'ai un micro-onde. Jamais il ne m'a réchauffé un plat à la bonne température.
J'ai arreté Godard avec Nouvelle Vague. J'ai jamais revu Pierrot le Fou. Il va bien ?

Ecrit par : Olaf | 30/05/2006

Nous avions une Beaulieu. J'apprends que c'est toi qui l'a.
J'ai un Reflex numérique. C'est mon petit frère.
J'ai une télé, 82 cm 100 Hertz avec connectique en or. J'adore.
J'ai une machine à pain. Parce que le pain, si on n'en mange plus, il n'y en aura plus.
J'ai arrêté Godard avec Hélas pour moi. J'aurais du arrêter avant.
Ferdinand, il s'appelle Ferdinand ! Et dernièrement, il trainait dans les bas fonds de la république des crevards.

Ecrit par : 6Mic-leblog | 31/05/2006

For ever Mozart !

Ecrit par : Vidal | 31/05/2006

Ecrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés entre 23 h - 09 h (Europe/Paris).